L'engagement de n+p en faveur de la nature vise à restaurer une trame de milieux naturels fonctionnels et résilients à l'échelle du paysage suisse.
n+p accompagne toutes les personnes, institutions et organismes, privés ou publics, qui désirent préserver le patrimoine naturel par une gestion durable du territoire.
Quels biotopes sont menacés par l’embroussaillement dans le canton de Vaud ? Grâce aux données LiDAR 2019 et 2025 de swisstopo, nous sommes désormais en mesure d’estimer la croissance de la végétation à l’intérieur des biotopes inventoriés : bas-marais, tourbières, prairies et pâturages secs. Concrètement, il est ainsi possible de repérer les sites où la dynamique arbustive menace directement les espèces végétales et animales qui dépendent d’un milieu ouvert. Cette information est précieuse pour les gestionnaires de milieux naturels, les cantons et les communes qui souhaitent prioriser leurs interventions de débroussaillage là où les enjeux biologiques sont les plus élevés. Ces résultats sont disponibles via un outil cartographique interactif, accessible à tous: lidar.nplusp.ch
Avant / après intervention à l’arrache-souche (weed wrench), un outil manuel qui permet d’extraire les épicéas avec leurs racines sans perturber le sol tourbeux. Ces jeunes conifères colonisent progressivement les tourbières lorsque le drainage ou le changement climatique abaisse le niveau d’eau. Non traités, ils accélèrent l’assèchement du milieu et la perte des espèces spécialistes des tourbières. Une intervention ciblée pour préserver ces milieux rares et menacés de nos Préalpes.
Comment évolue la canopée urbaine dans le canton de Vaud? Grâce à un nouveau relevé LiDAR publié ce printemps par swisstopo, le canton de Vaud dispose aujourd’hui de deux instantanés 3D précis de son territoire, à six ans d’écart. n+p a exploité ces données pour développer un outil qui permet de suivre l’évolution de la canopée dans les zones habitées : quartiers résidentiels, centres-villes, zones d’activités. Concrètement, on peut désormais déterminer, secteur par secteur, si la canopée a été maintenue, perdue, et si de nouveaux arbres ont poussé ou ont été plantés entre 2019 et 2025. Cette information est précieuse pour les communes qui souhaitent suivre leurs objectifs de végétalisation, lutter contre la chaleur en ville, ou simplement mieux connaître leur patrimoine arboré. Nous mettons ces résultats à disposition via un outil cartographique interactif, accessible à tous: 🌳 canopee.nplusp.ch Durant l’été, nous vous proposerons quelques autres exemples d’application dans le domaine de l’écologie: embroussaillement des biotopes, ombrage des cours d’eau, coupes forestières et arbres remarquables. N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires!
🦋 Nouvelle publication dans Alpine Entomology! En réinventoriant les papillons du Parc National Suisse en 2025, vingt ans après le dernier relevé, nous montrons que les communautés d’altitude 🏔️sont devenues plus thermophiles et se situent en moyenne 135 m plus haut, très près du décalage attendu compte tenu du réchauffement local. La disponibilité des habitats structure ces communautés davantage que l’altitude, et les espèces les plus spécialisées, souvent de haute altitude, sont les plus exposées. Schrauth K, Plattner M, Müller J, Pellet J (2026). Habitat availability shapes composition and climate change response of alpine butterfly communities. Alpine Entomology 10: 121-135. https://doi.org/10.3897/alpento.10.186978
La recherche de gîtes de chauves-souris, c’est un peu comme la cueillette aux champignons: ça demande du flair et une bonne dose de chance! Aujourd’hui, la chance nous a souri avec la découverte d’un gîte de sérotines bicolores, espèce peu commune reconnaissable à son ventre blanc et ses poils dorsaux brun foncé se terminant en pointes argentées — un pelage remarquable!
Deux jours. 4 bureaux. Et une liste de questions qu’on n’avait pas au départ. Avec L’Azuré, l’atelier 11a et nos collègues tessinois de oikos, nous avons traversé le Bolle di Magadino, débattu de revitalisation de canaux, de gestion des bassières à plantes annuelles et des nouvelles menaces sanitaires que posent les moustiques vecteurs de pathogènes. Des échanges de niche, loin des colloques et sans ordre du jour rigide, nourris par des années de pratique commune et des liens de confiance. C’est dans ces petits groupes que les idées circulent vraiment, que les doutes s’expriment, que les pratiques évoluent. C’est finalement le Monte Caslano qui a eu le dernier mot : ses forêts de tilleuls et ses prairies nous ont rappelé, à leur façon, pourquoi nous faisons ce métier.
🌿 La recherche produit des résultats précieux... encore faut-il les traduire en actes sur le terrain ! Le programme national ValPar.CH vient de lancer un guide pratique pour les planificateurs, les cantons et les communes. 👉 valpar.ch/praxisnavigator n+p y contribue avec un cas pratique lié à l'infrastructure écologique de la ville de Pully: à partir d'une cartographie des milieux naturels maigres et des observations d'espèces menacées, la démarche permet d'identifier les zones centrales, les zones de mise en réseau et les corridors prioritaires à renforcer dans le tissu urbain. C'est exactement ce pont entre science et pratique que nous cherchons à construire dans nos mandats au quotidien.
n+p prend de la hauteur… 🏔️ 32 km² de Préalpes vaudoises, une place de tir parmi les plus grandes d’Europe, et un défi passionnant: concilier les activités militaires avec la préservation d’un patrimoine naturel exceptionnel. Depuis cette année, notre bureau est mandataire du programme Nature-Paysage-Armée du Petit Hongrin. Tétras lyre en parade au lever du jour, bartavelle perchée sur sa butte: c’est ça, le terrain en avril dans nos Préalpes.
« Croâbiter » avec les Corbeaux Freux: on en parle sur La Télé ! Bruyants, envahissants, incompris… ou simplement vivants ? Chaque printemps, les Corbeaux Freux de Nyon font parler d’eux — et cette année plus que jamais. Dans le cadre d’une étude inédite portée par la Ville de Nyon, nous suivons depuis plusieurs années la dynamique de leur population. Cette saison, l’enquête s’élargit : mesures acoustiques, effets sur la santé et le bien-être, et perception des habitants - une démarche pluridisciplinaire pour poser des bases solides à une cohabitation durable. Notre rôle de biologiste ? Mettre des chiffres et du recul là où les émotions prennent facilement le dessus. Parce qu’apprendre à vivre avec le vivant, ça commence souvent par mieux le connaître. https://latele.ch/emissions/info-vaud/info-vaud-s-2026-e-71?s=1